Le projet
Liant, comme toujours depuis sa création, théorie et action, culture et politique, Transeuropéennes a initié fin 2005 un projet euro-méditerranéen structurant intitulé « Traduire en Méditerranée », lancé en novembre 2008 à Marseille.
Cette initiative, qui valorise la diversité des langues et des formes d’expression culturelles, place la traduction au cœur du dialogue et des pratiques interculturelles en Méditerranée car elle conduit à revaloriser les langues, leur richesse et leur complexité, leur diversité et leur profondeur de champ. Mais, au-delà, elle permet de se confronter aux différends et aux intraduisibles, qu’il ne s’agit pas de masquer. Une vision élargie de la traduction doit donc aussi permettre de stimuler de nouvelles formes, plus approfondies, d’interaction dans les domaines artistiques, intellectuels et sociaux.
Réunissant en réseau des partenaires institutionnels, des partenaires non-gouvernementaux, des experts, la plate-forme coopérative « Traduire en Méditerranée », sans équivalent à ce jour, mène des études sur la traduction dans la région, dans les domaines de la littérature, des sciences humaines et sociales, du théâtre, de la littérature de jeunesse), ainsi que des projets novateurs en termes de diffusion, de médiation et de formation. C’est à ce titre que,
en 2010, la Fondation Anna Lindh et Transeuropéennes entreprennent avec une quinzaine de partenaries, un vaste état des lieux de la traduction en Méditerranée.
Appuyé sur ce réseau de coopération, "Traduire en Méditerranée" entend donc créer des dynamiques de traduction marquées par la réciprocité et des conditions d'égalité dans l'échange. Il s'agit de traduire plus, de traduire mieux, de traduire d'autres savoirs. Il s'agit de traduire non seulement du Nord au Sud, mais du Sud au Nord, d’Est en Ouest, d’Ouest en Est, du Sud au Sud...
La Méditerranée doit devenir, dans les dix ans qui viennent, un tissu de traduction.