Les jalons du projet

En réponse aux déficits de traduction et à la marginalisation de la question de la traduction dans les questions de développement culturel tout comme dans les pratiques interculturelles, Transeuropéennes a engagé dès 1995 des programmes de coopération culturelle en Méditerranée et dans les Balkans, liant notamment les enjeux de la démocratisation avec ceux de la consitution et de la diffusion des savoirs. En 2006, forte de plusieurs années de travail sur ce thème, Transeuropéennes a lancé l'idée d'une initiative structurée pour la traduction en Méditerranée, susceptible de produire des dynamiques de traduction marquées par la réciprocité et l'échange: traduire plus, traduire mieux, non seulement du Nord au Sud, mais d'Est en Ouest, d'Ouest en Est, du Sud au Nord, du Sud au Sud.

Au printemps 2008, l’action de Transeuropéennes auprès des pouvoirs publics compétents a trouvé  un écho positif, et elle a contribué à une avancée  significative en vue de la Stratégie culturelle euro-méditerranéenne, lors de la Conférence euro-méditerranéenne des ministres de la Culture. On lit en effet dans la déclaration  d’Athènes  (29 et 30 mai 2008), au paragraphe 22 : « Les ministres soulignent que la traduction, qui a trait aux langues et aux cultures et qui permet d’ouvrir largement l’accès aux œuvres des arts et des idées, est un outil essentiel pour le dialogue entre les cultures et qu’elle devrait faire l’objet d’un effort conjoint des pays partenaires et des institutions européennes pertinentes. » Des jalons sont ainsi posés pour le proche avenir et la stratégie culturelle euromed 2010.

En novembre 2008, "Traduire en Méditerranée" a tenu à Marseille, dans le cadre de la Présidence française de l'Union européenne, son atelier fondateur.

L'année 2009 a permis, d'une part, de consolider et d'étendre le réseau de partenaires euro-méditerranéens associés au projet, d'autre part, de poser avec eux les termes de référence de l'état des lieux qui est lancé, en 2010, en partenariat avec la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures et avec une dizaine d'organisations associées au projet.