Auteur
IVEKOVIĆ Rada
Philosophe et indianiste à la démarche politique et féministe, Rada Iveković est née à Zagreb en 1945. Elle a fait ses études à Belgrade, Zagreb et Delhi. Elle a enseigné la philosophie à l’Université de Zagreb (1975-1991) puis à l’Université de Paris-7 et à l’Université de Saint-Denis/Paris-8 (1992-2003). Ancienne directrice de programme au Collège International de Philosophie à Paris (2004-2010), elle enseigne depuis à l’Université de Saint-Étienne. Elle est membre de l'Equipe Editoriale du réseau scientifique TERRA. Elle est l’auteur d’une vingtaine de livres de philosophie, d’indianisme et de contre-indianisme, d’essais variés, de quelques manuels et de nombreux articles, en plusieurs langues. Elle est membre du comité de rédaction de Transeuropéennes.
Bibliographie sélective
- Balcanizzazione della ragione, Roma, manifestolibri 1995.
- Le Sexe de la philosophie. Jean-François Lyotard et le féminin, Paris, L'Harmattan 1997.
- Autopsia dei Balcani. Saggio di psico-politica, Milano, Raffaello Cortina 1999. / Autopsie des Balkans, Graz, Verlag Droschl 2001.
- Avec Julie Mostov (dir.), From Nation to gender, Ravenna, Longo Editore 2002.
- Le sexe de la nation, Paris, Eds. Léo Scheer 2003.
- Dame Nation. Nation et différence des sexes, Ravenna, Longo Editore 2003.
- Avec Ghislaine Glasson Deschaumes (dir.), Divided Countries, Separated Cities. The Modern Legacy of Partition, Delhi, OUP 2003.
- The Captive Gender : Ethnic Stereotypes & Cultural Boundaries, Delhi, Women Unlimited 2005.
- Avec Stefano Bianchini, Sanjay Chaturvedi, Ranabir Samaddar, PARTITIONS. Reshaping States and Minds, London, Routledge/Frank Cass 2005.
Les articles rédigés
Politiques de la philosophie à partir de la modernité
Rada IVEKOVIĆ
6 Novembre 2009
La modernité, qui avait été à l’origine de nombreuses ouvertures en direction des continents extra-européens, fut en même temps la grande rupture qui a rendu la traduction presque impossible en prêtant une dimension normative à de nombreux concepts, en particulier celui du politique. A travers un processus d’universalisation (une « occidentalisation »), des concepts et des termes d’origine « européenne » se virent pourvus d’une continuité généalogique et étymologique qui frappait d’une discontinuité correspondante ceux qui provenaient d’autres lieux et d’autres langues.